Claire SEIKA

  • Matériel spécialisé* :
    • Pinceau : « Pinceau standard 1ère qualité », réf. CA 01004, 6 euros.
    • Pierre : « Pierre rectangulaire S », réf. CA03010, 12 euros.
    • Papier : « Yuanshu découpé », cent feuilles, réf. CA06166, 10 euros.
    • Encre bâton : « « Encre de pin », réf. CA02002, 2 euros 50.
    • Encre liquide : « Suminokaori, bleu », réf. CA02310, 19 euros.

 

  • Autre matériel :
    • Un rectangle de feutrine noire de format supérieur à celui des feuilles de papier pour calligraphie.
    • Un petit récipient pour l’eau.
    • Un poids pour maintenir la feuille.
    • Un chiffon.

 

*Les références des articles correspondent aux produits fournis par le Comptoir des écritures. Il est possible de commander sur le site à l’adresse suivante : http://www.comptoirdesecritures.com/

 

Nota : nous n’acceptons pas l’utilisation d’encre et de papier de fabrication industrielle contenant des produits chimiques.

Les prix sont donnés à titre indicatif.


 

Le système d’écriture des idéogrammes étonne toujours, ne serait-ce Calligraphie japonaiseque par le nombre des caractères qu’il faudrait connaître pour le maîtriser parfaitement. Que dire alors de l’art de la calligraphie, où il s’agit simplement d’écrire pour écrire ?

La calligraphie donne une forme sensible au sens véhiculé par les signes, que ceux-ci soient des idéogrammes chinois ou les signes phonétiques des syllabaires japonais. C’est ainsi que les œuvres de littérature classique japonaise ont longtemps été transmises. En cela, la calligraphie est un art, nécessitant pour chaque signe la connaissance de différents styles d’écriture, allant du régulier au cursif.

Mais le calligraphe n’est pas nécessairement un auteur, ni l’auteur un calligraphe, et il arrive parfois que le nom du calligraphe importe autant que le nom de l’auteur du texte ainsi calligraphié. Car la forme calligraphiée mérite d’être appréciée au même titre que le fond, en supposant que le fond réside dans le sens. Pour le calligraphe, le sens des signes n’est qu’un motif sans vie, motif qui se prête à des variations, certes graphiques, mais où se donne à lire un surcroît de sens. En cela, la calligraphie est plus qu’un art, c’est une voie, shodô (書道) signifiant « la voie de la calligraphie ».

Claire 精華

  Sumie

 Le sumie, 墨絵, c’est-à-dire la « Peinture à l’encre », ou plus exactement le suibokuga, 水墨画, la « Peinture à l’eau et à l’encre », a vu le jour en Chine avec la Peinture des lettrés (文人画, bunjinga en japonais) avant de fleurir au Japon. Comme l’indiquent les idéogrammes 水, « eau », 墨, « encre », et 画, « peinture », la Peinture à l’encre est un art pictural jouant sur l’harmonie de l’encre et de l’eau, c’est-à-dire sur les valeurs de l’encre, son humidité et sa sécheresse, et reposant comme la calligraphie sur le maniement du pinceau.

 L’art de la Peinture à l’encre ne consiste pas à peindre d’après nature, mais d’après un paysage mental. La nature n’y est pas représentée de façon figurative, telle qu’elle se donne à voir sous sa forme extérieure ; elle est saisie dans son principe même. Ainsi les paysages peints à l’encre sont des compositions picturales ayant un caractère profondément poétique, philosophique ou spirituel. L’art de la Peinture à l’encre repose par conséquent moins sur un métier que sur une grande culture, et l’on ne s’étonnera pas que ses meilleurs représentants soient des érudits, des lettrés ou encore des moines Zen.

 Enfin, au Japon, le sumie s’est développé de façon originale non seulement comme la peinture des lettrés et des moines Zen par excellence, mais s’est aussi enrichi au contact de la peinture japonaise polychrome, le Yamato-e, 大和絵. Enfin, associé à la poésie des haiku calligraphiés par leurs auteurs, le sumie, désigné sous le nom de haiga, 俳画, connaît une nouvelle forme d’expression en accord avec la sensibilité japonaise.