Negishi-ryû - Shirai-ryû Tradition de lancer de shuriken



Negishi-ryû - Shirai-ryû

根岸流





Tradition

L'entrainement

Negishi-ryû

L’apprentissage du lancer passe par trois méthodes de base, les kihon kata, comprenant des temps de lancer différents. Au fur et à mesure de son apprentissage, le pratiquant étudiera

1. Manji, qui comprend un mouvement en 3 temps,
2. Toji, qui comprend un mouvement en 2 temps, puis
3. Jikishi, qui comprend 1 seul mouvement.

En outre, suivant la trajectoire du shuriken, on distinguera :

  • – Jikidahô, lorsque la trajectoire est directe,
  • – Hantendahô, lorsque la trajectoire comprend une demi-rotation.

Une fois les formes de lancer acquises, le pratiquant passe à l’apprentissage des shikake kata, ou méthode de lancer de combat « sento kata« . On distingue différentes méthodes suivant les situations de combat :

  • Kôsô, face à l’adversaire ;
  • Ubu, en bougeant ;
  • Inyôsô, pour tir rapide sur cibles situées devant ou derrière ;
  • Shichi, les quatre connaissances.

Il y a aussi des méthodes d’utilisation du shuriken à partir de la position assise, couchée, conjointement à un sabre, dans l’obscurité, des méthodes pour le cacher, des méthodes de l’utiliser en combat rapproché.

Ci-dessous, une photo d’un présentoir de la collection de Saitô sensei, prise par Pierre SIMON. Cette photo est issue de l’article « Shugendô, bouddhisme et arts martiaux traditionnels » que vous pouvez retrouvez en intégralité via l’onglet « Blog » de ce site, ou directement sur le blog du dojo.

1 – De la branche aînée des Tokugawa installée dans le domaine de Mito, Tokugawa Nariaki (1800-1860), appelée aussi Mito Rekkô, joua un rôle important en faveur de la restauration impériale.
2 – Mort en 1863 à l’âge de 41 ans.
3 – Mort en 1824 (8e année de l’ère Bunsei : 1818-1830) à l’âge de 81 ans.
4 – Les branches Ittô-ryû font partie des nombreuses traditions martiales telles que, pour n’en citer que quelques unes, Tôgun-ryû, Ittô-ryû, Toda-ryû, descendant de l’ancienne tradition familiale Chûjô-ryû Heihô.
5 – Mort en 1868 à l’âge de 64 ans par seppuku à la fin de la guerre civile de Bôshin, opposant les partisans du shôgun, qui perdirent, à ceux en faveur de la restauration impériale.
6 – Technique de lancer d’aiguilles (ninjutsu).
7 – Miyawaki Tôru, mort en 1946 à l’age de 64/65 ans, vivait à Hamamatsu (département de Shizuoka).





根岸流 - 白井流

Historique

Negishi-ryû

Negishi-ryû shurikenjutsu a pour origine la tradition Ganritsu-ryû. Cette dernière a pour fondateur Matsubayashi Samanotsuke Nagayoshi, surnommé « Henyasai » (la chauve-souris), guerrier du domaine seigneurial de Sendai, shihan de Katori Shinkon-ryû, ramification de Katori Shintô-ryû dans le domaine de Sendai (sendaihan) indiquée par la transformation de shintô (voie divine) en shinkon (âme divine). Il créa en 1644 Ganritsu-ryû, appelée aussi Gan-ryû ou Katôno-ryû (car enseignée dans la famille Katôno).

Ce sôgô bujutsu (tradition complète d’armes) comprenait l’étude du iaijutsu, du tachi-uchi (méthode de combat au sabre), du kodachi, du , de la naginata, du kumi-uchi (lutte) et du shurikenjutsu.

Le shurikenjutsu était enseigné aux femmes de la maison seigneuriale de Sendai en tant que technique de protection. Takako, la fille du daimyô du domaine seigneurial de Mito, Mito Rekkô (1800-1860)1 , épousa Date Yoshikuni, seigneur féodal du domaine de Sendai, et transmit à son père informations et pratiques concernant le shuriken de Ganritsu-ryû. Mito Rekkô donna l’ordre à Kaiho Hanpei, shihan de la tradition martiale Hokushin Ittô-ryû (domaine de Mito), de maîtriser l’art du shuriken de Ganritsu-ryû ainsi révélé. Passé dans le domaine seigneurial de Mito, le shuriken de Ganritsu-ryû y fut transmis.

Fils de Negishi Sentoku qui était maître de kenjutsu du style Araki-ryû (domaine de Annaka, actuel département de Gunma), Negishi Shôrei naquit durant l’ère Tempô, en 1833. Après avoir reçu la transmission de Ganritsu-ryû des mains de Kaiho Hanpei 2shihan de la tradition martiale Hokushin Ittô-ryû (domaine de Mito, département d’Ibaraki), Negishi Shôrei créa de nouvelles formes de shuriken à partir du shuriken en forme de grosse aiguille (hari) de Ganritsu-ryû. Pour cela, il en changea la forme, le poids, l’épaisseur et le lima de manière à lui donner une forme ronde octogonale (en section transversale). En la 4e année de l’ère Ansei (1857), ayant fait le tour des provinces en quête d’aventures (musha shugyô), il retourna au domaine seigneurial et devint maître 4e génération (4e dai) de Araki-ryû kenjutsu, succédant à son père. Il enseigna donc conjointement Negishi-ryû (sa propre création), Araki-ryû (reçue de son père) et Hokushin Ittô-ryû (étudiée auprès de Kaiho Hanpei). Très doué pour lancer les shuriken à deux mains, il fut interdit de duel par le daimyô (seigneur) local et fut surnommé le « petit tengu » de Jôshû (nom chinois de la province de Kôzuke, actuel département de Gunma).

Lignée de transmission directe de Negishi-ryû :

Negishi Shôrei (1833-1897)
Tônegawa Magoroku (1851-1939)|
Naruse Kanji (1888- 1948)|
Shirakami Eizô (1921-2002) – Saitô Satoshi (né en 1922) – Maeda Isamu (1902-1988)
 

Pour sa part, la tradition Shirai-ryû a été créée à la fin de l’ère Edo par Shirai Tôru Yoshikane (1783-1843), 5e sôke de Tenshin Ittô-ryû et Hokushin Ittô-ryû, disciple de Nakanishi Chûta Shikei 3, Nakanishi-ha Ittô-ryû 4 shodaime (maître première génération). Son successeur fut Kurokouchi Dengorô ( 1804-1868) 5, spécialiste de nombreuses traditions martiales (Shin Musô Muraku-ryû iaijutsu // Shin Musô Ittô-ryû kenjutsu // Inagami Shinmyô-ryû jûjutsu // Shizuka-ryû naginatajutsu devenue par la suite Anazawa-ryû naginatajutsu // Hôzôin-ryû Takada sôjutsu // Shirai-ryû tebôjutsu // Shirai-ryû shurikenjutsu // kusarigamajutsu // harifuki 6 ). A partir de Kurokouchi Dengorô, du fait de la dernière guerre mondiale (bombardements, incendies), les documents (denshô) concernant la filiation ont disparu et ne permettent plus d’établir la filiation directe ni de trouver le chaînon manquant entre Kurokouchi Dengorô et Miyawaki Tôrushihan de Chuya-ha Ittô-ryû, considéré comme le sôke 4e génération de Shirai-ryû, la maison de Miyawaki Torû ayant brûlé et lui-même ayant disparu en 1946.

Le sôke actuel de Negishi-ryû shurikenjutsu est Saitô Satoshi sensei. En 1941, à l’âge de 19 ans, il devient élève de Naruse Kanji (1888-1948), sôke 3e génération de Negishi-ryû, et pratique Negishi-ryû et Shirai-ryû shurikenjutsu sous sa direction. En effet, pour la petite histoire dont tout le monde raffole, Naruse Kanji reconstitua, à partir de documents, la forme du shuriken de Shirai-ryû et l’enseigna, ce dont bénéficièrent ses trois disciples les plus prééminents, Maeda Isamu, Shirakami Eizô et Saitô Satoshi. Ce dernier pratique durant la même période Kuwana-handen Yamamoto-ryû iaijutsu avec Naruse Kanji . En 1945, à la fin de la guerre, jeune officier en service à Hamamatsu, muni d’une lettre de recommandation de Naruse Kanji, il se présente chez Miyawaki Tôru, 4e sôke de Shirai-ryû et reçoit son enseignement. En 1959, il reçoit les titres de sôke de Negishi-ryû et de Kuwana-handen Yamamoto-ryû iaijutsu de la main du 4e sôke, Maeda Isamu, et devient ainsi le 5e sôke de Negishi-ryû. Après la guerre, il étudie Shingetsu-ryû shurikenjutsu avec Fujita Seiko, 14e successeur de Koga-ryû ninjutsu. En 2002 à la mort de Shirakami Eizô , élève de Naruse Kanji qui s’était spécialisé dans Shirai-ryû (recomposé par Naruse Kanji), la sœur du défunt remet à Saitô sensei les documents appartenant à son frère, faisant ainsi de Saitô sensei l’unique représentant officiel de Shirai-ryû.

Son futur successeur pour les deux traditions, attitré depuis 1985, est Tomabechi Yoshimi, shihan de Daitô-ryû aikijutsu.

Saitô sensei est membre permanent et président de l’administration de l’Association pour la Promotion des Arts Martiaux Traditionnels Japonais (Nihon kobudô shinkôkai).

 





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L'entrainement

Negishi-ryû

L’apprentissage du lancer passe par trois méthodes de base, les kihon kata, comprenant des temps de lancer différents. Au fur et à mesure de son apprentissage, le pratiquant étudiera

1. Manji, qui comprend un mouvement en 3 temps,
2. Toji, qui comprend un mouvement en 2 temps, puis
3. Jikishi, qui comprend 1 seul mouvement.

En outre, suivant la trajectoire du shuriken, on distinguera

  • Jikidahô, lorsque la trajectoire est directe,
  •  Hantendahô, lorsque la trajectoire comprend une demi-rotation.

Une fois les formes de lancer acquises, le pratiquant passe à l’apprentissage des shikake kata, ou méthode de lancer de combat « sento kata« . On distingue différentes méthodes suivant les situations de combat :

  • Kôsô, face à l’adversaire ;
  • Ubu, en bougeant ;
  • Inyôsô, pour tir rapide sur cibles situées devant ou derrière ;
  • Shichi, les quatre connaissances.

Il y a aussi des méthodes d’utilisation du shuriken à partir de la position assise, couchée, conjointement à un sabre, dans l’obscurité, des méthodes pour le cacher, des méthodes de l’utiliser en combat rapproché.

Ci-dessous, une photo d’un présentoir de la collection de Saitô sensei, prise par Pierre SIMON. Cette photo est issue de l’article « Shugendô, bouddhisme et arts martiaux traditionnels » que vous pouvez retrouvez en intégralité via l’onglet « Blog » de ce site, ou directement sur le blog du dojo.

1 – De la branche aînée des Tokugawa installée dans le domaine de Mito, Tokugawa Nariaki (1800-1860), appelée aussi Mito Rekkô, joua un rôle important en faveur de la restauration impériale.
2 – Mort en 1863 à l’âge de 41 ans.
3 – Mort en 1824 (8e année de l’ère Bunsei : 1818-1830) à l’âge de 81 ans.
4 – Les branches Ittô-ryû font partie des nombreuses traditions martiales telles que, pour n’en citer que quelques unes, Tôgun-ryû, Ittô-ryû, Toda-ryû, descendant de l’ancienne tradition familiale Chûjô-ryû Heihô.
5 – Mort en 1868 à l’âge de 64 ans par seppuku à la fin de la guerre civile de Bôshin, opposant les partisans du shôgun, qui perdirent, à ceux en faveur de la restauration impériale.
6 – Technique de lancer d’aiguilles (ninjutsu).
7 – Miyawaki Tôru, mort en 1946 à l’age de 64/65 ans, vivait à Hamamatsu (département de Shizuoka).






A la découverte des écoles traditionnelles

Les autres Koryû

古流

Tenshin Bukô-ryû Heihô
天真武甲流兵法

Naginata (hallebarde), Yari (lance), Kagitsuki Naginata (hallebarde avec une clé), Kusarigama (faucille avec chaîne), Bô (bâton).

Tatsumi-ryû heihô
立身流兵法

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Shindô Musô-ryû
神道夢想流

Grand bâton, petit bâton, bokken, kusarigama, jitte



稽古時間

Horaires

Lundi
18h30 à 20h30

Tenshin Bukô-ryû Heihô


Mercredi
18h30 à 20h30

Tatsumi-ryû Heihô


Vendredi
18h30 à 20h30

En alternance : Jûjutsu/Yawara
ou Shindô Musô-ryû Jôdô

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